Lancement d’un plan d’action national en faveur du bien-être animal

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L’implication forte de la profession a permis de reconnaître les actions engagées dans les filières. La FNSEA a fait part de son soutien à la stratégie bien-être animal, souhaitant que sa concrétisation soit une façon de valoriser le travail constant et responsable des éleveurs.

Vingt mesures pour faire valoir nos actions au niveau européen

Dans un contexte où la Commission européenne recule fait marche arrière sur son projet de loi cadre bien-être animal et où les pressions de plusieurs Etats membres s’accroissent (projet de plateforme portée par Allemagne, Suède, Danemark et Pays-Bas), ce plan d’action a vocation à valoriser les initiatives françaises au niveau européen.

Au terme des groupes de travail, les actions retenues se déclinent en 5 axes :

  1. Partager le savoir et promouvoir l’innovation, au travers notamment de la création d’un centre national de références bien-être animal en 2016 (prévu dans la loi d’avenir), dans lequel la place des instituts techniques agricoles semble désormais actée. A noter également un financement de 4,3 M€ dans le cadre du PIA dédié à un projet de sexage dans l’œuf qui pourrait permettre d’offrir des solutions opérationnelles dès 2018 sur le sujet sensible de l’élimination des poussins au couvoir.
  2. Responsabiliser les acteurs à tous niveaux : promouvoir les guides de bonnes pratiques et chartes professionnelles, favoriser l’accès à des formations, s’appuyer sur l’expertise des vétérinaires.
  3. Poursuivre l’évolution des pratiques : moderniser les structures et équipements (levier PCAE), donner aux éleveurs les outils mieux maîtriser la douleur et encourager des alternatives aux pratiques douloureuses (épointage, castration).
  4. Prévenir et être réactif face à la maltraitance animale : détection précoce des difficultés dans le cadre de cellules opérationnelles départementales et amélioration du délai de prise en charge des animaux.
  5. Bien faire et le faire savoir : mettre à disposition des consommateurs une information objective, valoriser les atouts des productions françaises telles que l’élevage plein air, promouvoir le principe de réciprocité dans les échanges avec les Pays tiers.

L’implication forte de la profession agricole (organisations membres du CAF, AS animales, interprofessions, instituts techniques) dans les nombreux groupes de travail organisés par la DGAL a permis de reconnaître et valoriser les actions déjà engagées dans les filières, tout en évitant toute contrainte supplémentaire ou solution inadaptée.

L’abattage au cœur des débats

La succession de vidéos dans les 6 derniers mois pointant des pratiques de maltraitance en abattoir (Alès en octobre 2015, le Vigan en février 2016, Mauléon la semaine dernière) a conduit le Ministre à en faire un focus particulier au sein de la stratégie bien-être animal.

Les actions prévues par l’Etat :

  • Renforcement des contrôles : des inspections dans tous les abattoirs en France d’ici au 30 avril, les défaillances seront sanctionnées et transmises à la commission d’enquête parlementaire récemment créée ;
  • Généralisation d’un responsable protection animale formé dans tous les abattoirs (aujourd’hui uniquement au-delà de 1000 UGB/an), en lui reconnaissant un statut de salarié protégé ou lanceur d’alerte ;
  • Relèvement du niveau de sanction pénale en cas de mauvais traitement avéré, avec création d’un délit y compris pour le responsable de l’établissement.

L’utilisation de caméras même pour une utilisation interne n’est pas privilégiée en raison de son acceptabilité difficile par les salariés. En revanche, la DGAL semble soutenir l’idée d’un conventionnement avec des associations de protection animale telles que l’OABA pour aller faire des contrôles supplémentaires en abattoirs… proposition loin de faire consensus chez les professionnels.

Troisième vidéo en 6 mois, ces cas sont sans doute loin d’être une généralité mais la répétition de ces mises en accusation porte préjudice aux filières animales et aux éleveurs en particulier, dans un contexte où des progrès importants ont été réalisés sur les conditions d’élevage. La FNB a réagi très fortement la semaine dernière en « dénonçant avec la plus grande énergie [ces] actes de maltraitance animale intolérables » et en déposant plainte contre X auprès du parquet de Pau, annonçant qu’elle le ferait désormais de façon systématique.

Source : FNSEA

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