Meilleur rendement mais prix absents

Retour Partager sur facebook Partager sur tweeter Imprimer l'article
Envoyer l'article par e-mail

Envoyer cet article par mail

Fermer

250 signes(s) restant(s)

 

* champs obligatoires

À chaque fin de campagne, la section grandes cultures se donne rendez-vous pour faire le point sur la récolté achevée. Concernant les céréales à paille (orge, blé et triticale) les cultivateurs creusois sont plutôt satisfaits avec des rendements meilleurs qu’en 2016. Résultats identiques du côté du maïs grain et ensilage qui ont atteint des rendements record. Les surfaces en pois et en tournesol sont quant à elles délaissées par les agriculteurs à cause de rendements hétérogènes et d’un prix peu rémunérateur autour des 180 euros/T. A contrario, dans certains secteurs, les champs de colza sont de plus en plus implantés. Financièrement, toutes cultures confondues, les prix ne sont pas là. La récolte mondiale du blé a été très bonne, ce qui tire les cours vers le bas.

La possible interdiction du glyphosate préoccupe les céréaliers. Ils ont conscience de devoir protéger leur environnement qui est leur outil de travail et le cadre de vie de l’ensemble de la collectivité, mais ils ont besoin de solutions alternatives pour continuer leur métier : nourrir leurs concitoyens. Ils ne comprennent pas l’acharnement envers cette molécule, aucune recherche scientifique ne prouve sa dangerosité. « On ne peut pas nous demander de revenir au Moyen Âge » témoigne l’un d’entre eux. Certains cultivent leurs terres en agriculture de conservation, c’est-à-dire qu’ils ne labourent plus depuis plusieurs années. Si l’interdiction du glyphosate venait à être votée, ils devront se remettre à « planter la charrue », ce qui ne les enchantent guère. Ce retour au labour signifierait des charges supplémentaires, alors que les exploitations n’ont pas une bonne santé financière. Arvalis a chiffré ces charges à hauteur de 1 milliards d’euros pour la Ferme France.

Les modifications de réglementations de la politique agricole commune pour 2018 concernant les surfaces à intérêts écologiques (SIE) ont également été abordées. À partir des semis de cet automne, il sera impossible de considérer comme SIE les légumineuses (pois, féverole, soja, luzerne…), les dérobées présentes au minimum 8 semaines, les cultures fixant l’azote, les bandes le long des forêts, si ces surfaces ont reçues un traitement phytosanitaire. Les jachères risquent se développer au détriment de cultures productives pour d’atteindre le taux de 5 % de SIE par exploitation, entraînant une chute de revenu pour les agriculteurs et une profonde modification de nos paysages.

Malgré cette ambiance morose, les agriculteurs creusois ont conscience que communiquer sur leur métier est primordial afin d’être compris et reconnus par leurs concitoyens. C’est pourquoi, les membres de la Section Grandes Cultures ont décidé de renouveler leur participation lors de la Foire de Bordeaux de 2018 sur le stand végétal de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine.

Bienvenue en Creuse

Toutes les émissions dans la médiathèque