4ème Rencontres Made in Viande : du 31 mai au 6 juin 2018

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Du 31 mai au 6 juin 2018, se déroule les 4eme Rencontres Made In Viande, qui ont pour but de présenter les différents métiers de la filière viande et bétail. Trois exploitations creusoises (une de réseau Jeunes Agriculteurs et deux de la FDSEA 23) ont ouvert leurs portes dans le but de communiquer sur leur métier qui les passionnent.

UNE NAISSANCE POUR CELEBRER L'OUVERTURE DES PORTES !

Pour la seconde année, la Ferme de Samuel Bry, située à Peurousseau, sur la commune de Saint-Vaury, participait aux rencontres Made In Viande. C’est sous le soleil et en famille que ce jeune agriculteur a accueilli les visiteurs pour cette journée du samedi 2 juin.

Visite public Bry.JPG

Naisseur-engraisseur bovins viande

Des têtes cornues curieuses dépassent des portes de la stabulation grande ouverte. « Je me suis installé en 2003 en système naisseur-engraisseur avec des vaches de race limousine » précise Samuel aux promeneurs très intéressés par le fonctionnement de son mode de production. On peut voir en effet, couchés dans la paille, d’un côté des mères accompagnées de leurs veaux, et de l’autre des broutards, jeunes bovins destinés à être engraissés. « À cette époque de l’année, la majeure partie des animaux est à l’extérieur, dans les champs, et se nourrit d’herbe » poursuit-il avant de s’interrompre brusquement pour entrer dans une case de la stabulation, au milieu des mères. Séverine, son épouse, prend le relais « celle-ci va bientôt vêler, il faut l’isoler des autres vaches pour sa tranquillité, car les hormones qu’elle dégage en ce moment excitent ses copines qui ne pensent qu’à l’embêter ! » Les aléas du métier ! La visite se poursuit sur cette bonne nouvelle par une explication détaillée de la composition de l’alimentation des bovins qui restent en bâtiment. « Nous travaillons sur la ration avec un nutritionniste » indiquent les exploitants avant d’être rejoints par leurs enfants.Veau bry.JPG

Dégustation et vente

Et puisqu’il est question de manger, la famille Bry invite cordialement les visiteurs à une dégustation de viande bovine locale. Sous le hangar de stockage tout est prêt pour satisfaire les gourmands : la plancha est allumée et des livres de recettes sont proposés. L’occasion d’un moment d’échanges privilégiés, les discussions s’engagent entre les agriculteurs et leurs invités, curieux d’obtenir des précisions sur la vie des animaux dans la ferme ou sur le contexte économique actuellement difficile. Soucieux aussi de la vie économique locale, Samuel et Séverine sont engagés dans la diversification et les circuits courts. À l’occasion de cette journée porte ouverte, ils proposaient à la vente des colis de viande d’une de leur génisse, élevée sur leur ferme. Une bonne idée puisqu’à la fin de la journée tous les colis ont été vendu et les visiteurs sont repartis ravis ! 

 

 

UN PARTENARIAT ELEVEUR BOUCHER, GAGNANT GAGNANT

 

Petits et grands étaient présent samedi 2 juin 2018, au lieu-dit Le Mont sur la commune de Mainsat pour découvrir la ferme familiale du Gaec du Veau d’Or en production de veaux sous la mère. Amélie et Pierre-Alexandre ont accueilli une cinquantaine de visiteurs dans un cadre magnifique sous un soleil étincelant. Les rencontres Made in viande sont une première pour ce couple originaire du Cantal, venu s’installer hors cadre familial en Creuse il y a maintenant 7 ans. Mais pour eux « il est essentiel que l’on explique notre métier aux consommateurs ». Pendant une matinée, la cour de ferme a pris un air de fête, les enfants présents ont pu gagner un baptême en tracteur. La joyeuse troupe de visiteurs s’est dirigée vers le bâtiment de tétée sous les explications d’Amélie et de Pierre-Alexandre. Ce bâtiment de 64 places est aménagé afin être le plus fonctionnel possible à leur production : les veaux sous la mère. L’exploitation étant autrefois une ferme laitière, quelques aménagements ont été nécessaires : salle de tétée, racleur automatique et pailleuse sur autorail. La tétée des veaux a lieu deux fois par jour, matin et soir. Chaque vache à sa propre place dans le bâtiment : « c’est un peu comme nous, pour notre place à table, on n’en change pas » explique Amélie. « Elles sont habituées dès leur plus jeune âge à se rendre à leur place ». Commence ensuite le ballet des veaux, qui sont sortis de leurs cases paillées pour se rendre directement sous le pis de leur mère pour boire son lait. « Un veau peut boire jusqu’à 12 litres de lait ». Une fois les veaux rassasiés, ils retournent dans leur case. Ils ne quittent pas le bâtiment de tétée. Leurs mères et tatas, quant à elles, vont rejoindre leur pâture. Elles seront ramenées au bâtiment pour la prochaine tétée par Roby, le fidèle chien de troupeau d’Amélie et Pierre-Alexandre.visite veau dor.JPG

Être agriculteur ce n’est pas seulement soigner les animaux, il y aussi les paperasses à faire, « je passe 1 h 30 chaque jour à la partie administrative, entre le suivi du troupeau, la comptabilité… » explique Amélie. « Toutes les interventions, qu’elles soient sur les animaux (ex : traitement antiparasitaires) ou dans les champs doivent être notifiés et enregistrés. En cas de contrôles tous ces points sont vérifiés. » précise Pierre-Alexandre. Les visiteurs sont surpris, ils n’avaient pas conscience de toute cette traçabilité. Le matin de la visite, la tétée ayant déjà été réalisée, les visiteurs qui le souhaitaient ont pu raccompagner le troupeau de vaches jusqu’à son pré. Après cette petite ballade, les convives se sont réunis autour d’une dégustation de viande de veau préparé avec soin par le boucher de Mainsat, M. Teullet, avec qui Amélie et Alexandre travaillent en partenariat depuis l’hiver dernier. À 5 mois et demi, les veaux sont commercialisés en majorité sous le label rouge « blason prestige ». Toutefois pour les veaux croisés, issus des vaches laitières, « les tatas », il est plus difficile de les écouler dans ce marché. C’est alors qu’au détour d’une discussion entre Amélie et M. Teullet, ils décident de travailler main dans la main. M. Teullet est un boucher traditionnel comme il s’en fait de moins en moins. Il travaille en collaboration avec 7 agriculteurs en diverses productions (ovine, bovine, porcine) chez qui il se rend lui-même pour choisir les animaux qu’il vendra ensuite dans sa boutique. « Je m’organise avec un planning afin de prendre des animaux chez chacun des agriculteurs avec qui je travaille pour satisfaire tout le monde au mieux ». Il approvisionne ainsi localement les habitants du secteur, mais également 6 cantines scolaires.

famille bec et boucher.JPG

 

 

LES ENFANTS A LA DECOUVERTE DE LA FERME

Bry scolaire.JPG

C’est avec enthousiasme que les enfants sont descendus du car accompagné de leur maître, Marc Patingre, pour découvrir le temps d’une matinée le quotidien de Samuel et Séverine Bry, éleveurs de vaches limousines à Saint-Vaury. Ce couple travaille ensemble depuis 6 ans et élève 80 vaches limousines : « elles se nourrissent essentiellement de l’herbe présente dans les champs ». Une partie des petites femelles appelés génisses sont gardées pour le renouvellement c’est-à-dire « devenir des mamans » explique Séverine aux enfants. Et le reste « les taurillons et laitonnes sont engraissés pour faire de la viande » complète Samuel. Les enfants entrent dans l’allée centrale « de la maison des vaches ». Petite question au groupe d’élèves : « vous savez comment s’appelle ce bâtiment ? » les interrogent l’éleveuse. Alexis, qui a un papa agriculteur, lève le doigt, fier de partager son savoir avec ces camarades : « c’est la stabulation ». Les différentes étapes de l’élevage, du vêlage jusqu’à la commercialisation des animaux sont expliquées aux enfants. « La partie droite de la stabulation est destinés aux mamans, ce sont les vaches et leurs veaux. Elles ont été rentrées pour le vêlage, la naissance des veaux. Maintenant, elles vont retourner au pré avec leurs petits ». Justine s’interroge : « on va voir un taureau ? ». Séverine sourit : « Le taureau c’est le papa du veau. Nous n’en verrons pas ce matin car ils sont les champs ». Une vache se met à boire dans un abreuvoir juste devant les enfants. « Elle fait quoi la vache ? » demande Jason. Samuel lui explique : « elle boit, elle met son nez dans l’abreuvoir et ça fait venir de l’eau », leur instituteur complète : « c’est comme le hamster qu’on a en classe, vous savez quand il appuie sur la boule de la pipette ça lui donne à boire ». À huit mois, les veaux sont séparés de leurs mères, c’est le sevrage. Les mâles sont séparés des femelles et rentrent à « l’engraissement, ils sont nourris avec une ration produite sur la ferme : de la paille, du maïs, toute la plante, pas que le grain, des céréales aplatis et du foin. Seul le tourteau de colza ou de soja sont achetés » leur détaille Samuel. « Oh un gros tracteur ! » Intrigués par cet engin, les enfants ont pu monter à bord et découvrir le bol mélangeur. Cet outil sert à hacher et distribuer la nourriture aux taurillons et laitonnes. Après la visite de la stabulation, les enfants se réunissent autour de bottes de paille pour faire une activité préparée en amont avec leur instituteur et les éleveurs. Le jeu des portraits de familles, découpage et collage pour reconnaître les mâles, femelles et leurs petits des différentes espèces : bovins, ovins, caprins et équins. Chaque élève est reparti avec son tableau retraçant ces 4 portraits de familles. Cette matinée remplie de découverte leur a ouvert l’appétit, un verre de jus de pomme et une dégustation de viande les attendaient pour clôturer ce moment d’échange. 

 CB/MR

 

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